Le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) a actualisé le Protocole national de prise en charge du paludisme en République démocratique du Congo. Publié en juin 2026, le protocole actualisé fournit de nouvelles orientations pour le traitement du paludisme simple et du paludisme grave et élargit les options thérapeutiques disponibles pour les équipes médicales.
Le paludisme reste un défi majeur de santé publique en République démocratique du Congo. Il est donc essentiel que les cliniciens disposent de recommandations thérapeutiques claires et actualisées afin d’améliorer la prise en charge des patients et d’adapter la pratique clinique à l’évolution des approches thérapeutiques.
Le Protocole national de prise en charge du paludisme de juin 2026, publié par le PNLP, fournit des orientations actualisées en matière de diagnostic et de traitement selon les différents groupes de patients et les niveaux de gravité de la maladie.
L’une des évolutions importantes est l’approche Multiple First-Line Therapy (MFT), qui prévoit plusieurs options thérapeutiques de première intention en fonction de la situation clinique du patient.
[Télécharger le Protocole national de prise en charge du paludisme – Juin 2026]
Quels sont les principaux changements du Protocole 2026 ?
Le protocole actualisé introduit plusieurs évolutions importantes dans le traitement du paludisme. Parmi les principaux changements :
1. Davantage d’options de première intention pour le paludisme simple
Pour le paludisme simple, le protocole actualisé prévoit plusieurs options thérapeutiques.
Aux côtés des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine, l’association quinine–clindamycine figure parmi les options thérapeutiques pour le traitement du paludisme simple.
Le protocole fournit des recommandations détaillées aux cliniciens en fonction du poids du patient et de sa situation clinique.
2. La quinine injectable parmi les options pour le paludisme grave
Le paludisme grave nécessite un traitement urgent et une prise en charge médicale appropriée.
Le protocole actualisé inclut l’artésunate injectable et la quinine administrée par perfusion parmi les options thérapeutiques du paludisme grave au niveau des structures sanitaires de référence. Il fournit également des recommandations concernant le passage à un traitement oral lorsque l’état du patient le permet.
3. Des recommandations spécifiques pour les nourrissons
Le protocole actualisé définit également une prise en charge spécifique pour les très jeunes nourrissons.
La quinine en gouttes est spécifiquement indiquée pour les nourrissons jusqu’à 5 kg, avec des recommandations adaptées au poids précisées dans le protocole.
4. Des recommandations actualisées pendant la grossesse
Le protocole définit également des schémas thérapeutiques spécifiques pour le paludisme pendant la grossesse, en tenant compte de la gravité de la maladie et du stade de la grossesse.
L’association quinine–clindamycine et la quinine injectable figurent parmi les options thérapeutiques chez la femme enceinte, avec des recommandations qui varient selon la situation clinique et le trimestre de grossesse.
Les professionnels de santé doivent consulter le protocole officiel pour connaître les recommandations détaillées applicables à chaque situation individuelle.
Pourquoi l’actualisation du protocole est-elle importante ?
Un protocole national de prise en charge fournit un cadre commun pour le diagnostic et le traitement du paludisme et permet de traduire les recommandations thérapeutiques actualisées dans la pratique clinique quotidienne.
La mise à jour de 2026 reflète une approche dans laquelle le traitement peut varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment la forme simple ou grave du paludisme, l’âge et le poids du patient, la grossesse ainsi que d’autres considérations cliniques.
Pour le grand public, le message reste simple : le paludisme doit faire l’objet d’un diagnostic approprié et être traité sous la supervision de professionnels de santé qualifiés. Le traitement adapté dépend du patient et de sa situation clinique.
Pour les cliniciens, le protocole officiel du PNLP reste le document de référence concernant le choix du traitement, la posologie, la durée, les contre-indications et les recommandations destinées à des groupes spécifiques de patients.
Le protocole actualisé constitue une étape importante pour garantir que la prise en charge du paludisme en RDC repose sur un cadre national clair et à jour.
[Télécharger le Protocole national de prise en charge du paludisme – Juin 2026]
